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Dernière mise à jour : Mai 2018

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L’Unité Expérimentale INRAE de Saint-Laurent-de-la-Prée

Contexte

Suite à l’Edit d’assèchement des maraisde 1599, un ingénieur hollandais aguerri aux polders, a été appelé sur le littoral atlantique pour assainir et transformer les marécages du littoral atlantique en terres utilisables par l’agriculture. Endiguer la mer pour empêcher l’eau salée d’entrer et protéger les terres contre les crues des rivières, sont les principes d’aménagement qui ont guidé et permis de dessécher ces marécages, d’où leur nom de « marais desséchés ».

Jusque dans les années 1960-70, les terres argileuses de ces marais étaient encore largement consacrées à l’élevage sur de grands ensembles de prairies naturelles. Suite aux travaux de l’INRA et avec des incitations au drainage par des subventions d’Etat, de nombreuses prairies naturelles ont été converties en cultures dans les années 1980.

Aujourd’hui, ces marais sont composés d’un maillage de prairies naturelles et de terres cultivées, entourées par des fossés où circule de l’eau douce. Ce réseau de fossés a d’abord une fonction hydraulique en drainant les eaux de surface en hiver et en réalimentant le marais en été. Il fournit également de nombreux services : clôtures naturelles et abreuvement des troupeaux, épuration de l’eau via une intense activité bactérienne essentielle pour protéger les usages sensibles en aval (conchyliculture, baignade) et rôle stratégique de zone tampon par sa fonction de stockage lors des fortes pluies d’hiver.

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Ces marais sont des zones à enjeux de biodiversité forts : ils ont été les premiers à bénéficier de dispositifs de protection (ZNIEFF, ZICO, Natura 2000…). Il s’agit de conserver des milieux originaux, les prairies humides, combinant des habitats variés qui abritent une flore et une faune spécifiques, en particulier les oiseaux qui y trouvent des haltes migratoires ou des sites de reproduction et d'alimentation.

Les marais constituent aussi le cadre de vie de multiples acteurs pour de multiples usages, tous étroitement interdépendants de la gestion collective de l’eau circulant dans le réseau de canaux jusqu’à son rejet dans l’océan, aussi bien sur des aspects qualitatifs (ex. eau satisfaisante d’un point de sanitaire pour l’abreuvement des bovins au champ, eau permettant le maintien d’une biodiversité aquatique) que quantitatifs (ex. évacuation des eaux hivernales excédentaires, ré-alimentation des canaux en eau douce en été).

Malgré les aménagements hydrauliques importants, le marais présente de fortes contraintes pour l’agriculture : des sols très argileux et hydromorphes qui, même drainés, sont difficiles à travailler entre novembre et mi-mars, une faible portance des prairies jusqu’à tard (début avril), une très courte période de la pousse de l’herbe stoppée par la sécheresse estivale mi-juillet, une végétation prairiale de zone humide de faible valeur nutritive pour les animaux et une pression parasitaire forte pour les bovins. L’entretien et le coût de la bonne fonctionnalité des réseaux de fossés repose par ailleurs en partie sur les agriculteurs (réseaux secondaires et tertiaires). Enfin, situé au-dessous du niveau de la mer, le marais se trouve dans une situation de grande vulnérabilité vis-à-vis des risques de submersion marine.

L’unité est implantée dans ce territoire singulier, entre terre et mer, dans le marais desséché de Rochefort-sur-Mer. Cette localisation lui confère une situation originale parmi les unités expérimentales françaises mais aussi européennes. Du point de vue scientifique, l’unité est rattachée au centre de recherches INRAE Nouvelle-Aquitaine-Poitiers et au département ACT (Sciences pour l’action, les transitions, les territoires). Elle compte aujourd’hui 21 personnes, et deux chercheurs associés (appartenant au département INRAE BAP et AgroEcoSystem). Elle réunit des compétences en écologie, agronomie, zootechnie, gestion de l’eau, géomatique..

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Echasse blanche- Photo Lucas Delplaine

Nos missions

L’ambition de l’unité est de contribuer à la transition agroécologique des fermes en marais pour aider à la décision des acteurs des territoires et de l’action publique. Au-delà de la production de connaissances vers le monde académique, les destinataires et utilisateurs ciblés et privilégiés de ses recherches sont les agriculteurs, les gestionnaires des espaces naturels et des réseaux hydrauliques, les techniciens agricoles et les pouvoirs publics. L’unité s’investit également de plus en plus dans les interactions avec les citoyens du territoire (voir à titre d’exemple la vidéo « une école en visite »).

Le projet de recherche de l’unité a ainsi été réfléchi comme un continuum entre trois échelles : l’expérimentation système à l’échelle de la ferme, les expérimentations analytiques et les projets multi-acteurs.

croquis illustration NOS MISSIONS

L’ensemble de la ferme expérimentale est ainsi engagée dans une expérimentation système appelée Transi’marsh. Des expérimentations analytiques, en propre ou en collaboration avec des chercheurs extérieurs, adossées à Transi’marsh, permettent de produire des connaissances en agroécologie en zones humides. Les ingénieurs de l’unité expérimentent des démarches de conception collective dans des projets multi acteurs territorialisés et conduisent des démarches de traque aux innovations chez des agriculteurs du marais. Il s’agit de faire émerger collectivement avec les agriculteurs et les acteurs du territoire, des « futurs désirables » pour l’agriculture en marais. Les acteurs sont associés aux phases de conception, d’expérimentation et de valorisation des résultats de la recherche. Ils contribuent ainsi activement à la production des connaissances au cours du processus de recherche. Cet investissement des chercheurs dans de tels projets assure à l’unité un ancrage territorial fort et lui donne une capacité à mobiliser des réseaux d’acteurs pour mettre en place des dispositifs interactifs avec des partenaires et pour diffuser les connaissances acquises.

Aujourd’hui, l’unité s’investit et expérimente dans deux projets multi-acteurs territorialisés :

  1. le « projet Maraîchine », intitulé « Conjuguer qualité de la viande, pérennité de l’élevage et préservation de la nature dans les marais littoraux », financé par la Fondation de France. Il est mené depuis septembre 2018 en étroite collaboration avec l’ « Association pour la valorisation de la viande bovine et des prairies humides ».
  2. le grand projet du marais de Brouage financé par le Réseau Rural National (RRN – Appel à projet MCDR 2018). Ce « projet Brouage » a pour objectif de favoriser l’élevage extensif en marais et fédérer les acteurs du marais autour de sa gestion hydraulique. La gestion collective de ce marais, refuge d’une biodiversité remarquable, est au cœur du projet et passe par la valorisation de l’élevage extensif en marais, activité qui a tendance à être délaissée par la jeune génération d’éleveurs.